Achetez plus, économisez plus $35+ 15% de réduction$65+ 25% de réduction$85+ 30% de réduction$115+ 35% de réduction Automatique au paiement
La Récompense du play-boy, e-book de Gina Azzi
Touchez une couverture pour l’agrandir

La Récompense du play-boy E-book

Tome 4 sur 6 : Une équipe de choc · Format : E-book

Ce devait être un service rendu entre voisins…

Quand Harper Henderson, une beauté rare, se met à hurler des insultes au ciel depuis le balcon d’en dessous, je ne peux m’empêcher d’intervenir. Je me porte volontaire pour l’accompagner à sa réunion d’anciens élèves du lycée. Je suis peut-être un joueur de hockey professionnel à la réputation d’homme à femmes, mais je suis aussi quelqu’un de bien, ce qui fait de moi le cavalier idéal.

C’est facile de parader au bras de Harper. En revanche, faire semblant de ne pas tomber sous son charme quand nos baisers innocents deviennent plus passionnés, c’est une autre paire de manches.

Mais quand Harper, pour me remercier, m’accompagne à la fête d’anniversaire de mes parents, tout bascule. Elle gagne le respect de mon père et atténue la pression familiale qui m’écrase. Et surtout, elle me fait rêver à des choses dont je me moquais éperdument autrefois.

Mes petites histoires avec Harper n’étaient qu’un passe-temps estival. Alors, pourquoi ai-je l’impression d’avoir touché le gros lot ? Le genre de pactole que j’ai pourtant évité pendant des années ?

Et comment prouver que ce playboy espère désormais une récompense d’un tout nouveau genre ? Sous la forme d’un engagement...

E-book
$5.99
Livraison immédiate. Recevez un lien de téléchargement par e-mail de BookFunnel.
Disponible maintenant
Paiement sécurisé
DeGina Azzi, en direct Aideshop@ginaazzi.comFormatE-book, application BookFunnel ou liseuse
Achetez plus, économisez plus
  • $35+15% de réduction
  • $65+25% de réduction
  • $85+30% de réduction
  • $115+35% de réduction
Automatique au paiement

Souvent achetés ensemble

La série complète
Les 6 livres : $27.99 ÉCONOMISEZ 20%
Achetés séparément $34.94

Avant de commencer

La série
Tome 4 de la série Une équipe de choc, 6 tomes au total. The complete series bundle saves the most.
Livraison
Recevez un lien de téléchargement par e-mail de BookFunnel.
Lecture
Lisez dans l’application BookFunnel sur n’importe quel appareil, en quelques minutes.

Extrait exclusif : La Récompense du play-boy, Chapitre 1

Chapitre 1 : Harper

Le bruit de mes clés qui cliquettent dans le petit bol du meuble de l’entrée résonne dans mon appartement vide. Pas juste vide, mais désert. Mon sac me glisse de l’épaule et s’écrase bruyamment sur le sol nu.
Je soupire en allumant avant de fermer la porte à clé derrière moi.
Je suis de mauvaise humeur. Épuisée. Et je meurs de faim et ça me fout en rogne.
Je balance mes talons en me dirigeant vers la cuisine et jette un coup d’œil dans le réfrigérateur dont la lumière dévoile le vide d’un autre genre.
— J’ai oublié d’aller faire des courses, marmonné-je pour moi-même en refermant la porte.
Soupirant à nouveau, j’ouvre une bouteille de vin rouge, juste parce que j’en ai envie, m’en serre un verre généreux et lance l’application Uber Eats sur mon téléphone.
Je parcours les options. Salades et sandwiches, pizzas et burgers, sushis et… mon ventre gronde. Je commande des croquettes de piment, des nachos au fromage, un supplément de bœuf, de guacamole et de fromage. Et un coca. Je mérite un coca.
Une fois ma commande confirmée, j’abandonne mon téléphone sur le plan de travail, traverse mon appartement, allume les lumières, ouvre les stores que j’ai oubliés ce matin dans la précipitation pour arriver à l’heure au boulot. Je pénètre ma chambre, me débarrasse de ma jupe crayon et de ma blouse pour enfiler un legging et un t-shirt ample à l’effigie de l’université. Je relève mes cheveux en une haute queue de cheval, je retourne dans mon salon, m’empare de mon verre de vin et me laisse glisser sur mon fauteuil préféré, le regard rivé sur le sud de Knoxville.
Il y a bientôt un an que je suis revenue dans le Tennessee, à seulement vingt minutes de la ville où j’ai grandi, à cause d’une offre d’emploi que je ne pouvais refuser et de l’insistance incessante de ma mère d’après qui il était temps que je rentre à la maison.
Depuis, j’ai levé mes fesses du lit tous les jours au lever du soleil pour faire du sport, courir ou en tout cas, bouger mon corps d’une façon ou d’une autre. Durant les onze derniers mois, j’ai investi et mis de l’argent à placer, j’ai fait des dons à des centres de sauvetage pour animaux et j’ai commencé à tenir un journal. J’ai un correspondant âgé de onze ans en Thaïlande. J’achète local.
Et je ne me suis jamais sentie aussi seule.
Je bois mon vin, frustrée par toutes les soirées qui finissent de la même manière : moi, buvant du vin dans mon salon, seule. Mes journées au travail sont épanouissantes, j’adore mon job. J’adore travailler pour la franchise des Coyotes. J’adore le football… et les hommes qui en jouent.
Mais maintenant que je travaille pour l’équipe, j’ai tracé une limite à ne pas franchir. Je ne coucherai avec aucun des joueurs. Cette promesse, ainsi que les longues heures que j’abats au bureau, a rendu ma vie relationnelle inexistante.
Mais je m’en fiche de ne sortir avec personne. Je fantasme sur mon voisin sexy qui vit à l’étage du dessus, enfin, dans le penthouse. Est-ce que ça compte ? Parfois, si je penche la tête dans la bonne direction, je peux l’apercevoir en train de boire un verre de scotch sur son balcon. Son rire décontracté est réconfortant. La plupart du temps, il est accompagné d’une jolie femme, mais qui suis-je pour le juger ? Au contraire, je prends une douche froide et médite avant d’aller au lit.
J’essaie, d’accord ?
Mais je suis fatiguée d’essayer tant bien que mal de vivre mon ancienne vie avec une nouvelle version de moi. Je ne me suis pas encore tout à fait débarrassée de la colère, de l’amertume et de la rancœur de mon passé. Des souvenirs qui se sont déroulés dans ma ville natale, sur la pelouse de mes parents.
En tout cas, cette trahison est encore beaucoup trop douloureuse pour moi pour revoir mes anciens amis de lycée. Je ne me suis pas encore non plus aventurée à Knoxville pour me faire de nouvelles amies qui partagent mes idées et qui sont orientées carrière comme moi.
Au contraire, je m’encroûte. Je m’oblige à avancer dans tous les aspects de la vie sauf celui qui importe le plus : me créer un cercle d’amis. Là tout de suite, je n’ai aucune vie sociale et cette solitude me ronge.
Je jette un œil à mon sac près de la porte d’entrée et me rappelle ce qu’il y a dedans. Je tiens l’enveloppe qu’il contient pour responsable de mon état actuel.
Une invitation à la soirée des anciens de mon lycée, dix ans plus tard.
Pfff. J’avale une gorgée de vin.
Revenir dans le Tennessee, même en ville, relevait de la pure torture. Allais-je croiser Sean ? Est-ce qu’Anna parle encore de moi ? Est-ce que mon amitié lui manque autant que la sienne me manque parfois ? Est-ce que Sean raconte aux femmes qu’il fréquente aujourd’hui qu’il a un jour été infidèle ? Ont-ils entendu les rumeurs ?
Bien sûr, je pourrais demander à maman tous les détails de la vie de Sean ou d’Anna. Mais mon crush de lycée, devenu mon premier amour, qui m’a trompée une fois à l’université avec ma meilleure amie pour la vie, sortant avec elle dans mon dos durant mon semestre à l’étranger, avant de m’annoncer qu’il allait l’épouser quand je suis rentrée, m’a déchiré le cœur.
Ils ont annulé leur mariage deux mois avant qu’elle ne marche jusqu’à l’autel, et même cela ne m’a pas donné le sentiment de vengeance que j’attendais. Je ne sais pas si je le ressentirai un jour.
Leur trahison m’a écrasée, et les cicatrices de leur manipulation et de leurs mensonges m’ont poussée à fuir le Tennessee pour Chicago pendant six années. Jusqu’à ce que cette offre d’emploi – Directeur Créateur de contenu Marketing avec LES Coyotes de Knoxville, la fierté du football du Sud – coïncide avec l’une des séances de harcèlement de maman, et que je cède.
Je suis revenue. Je me suis abandonnée dans mon travail pour m’améliorer et devenir plus forte. J’ai fait un sacré paquet de progrès aussi. Mais cette invitation c’est ma chute.
Je vide mon verre et m’en resserre un.
C’est juste un moment de faiblesse. Cela ne durera pas. Je peux me complaire dans le vin et le guacamole ce soir et reprendre du poil de la bête demain. Je courrai un kilomètre de plus demain matin. Les lumières dehors deviennent floues et merde, est-ce que je pleure ?
Je m’essuie la joue, ce qui confirme que oui. Je penche la tête en arrière et fixe le plafond du regard à la place, espérant que mes larmes soient réabsorbées par mes yeux. Je ne veux pas être faible. Je ne veux pas que ça m’atteigne autant. Je veux avancer et embrasser la vie de folie que je me construis dans une ville que j’ai toujours adorée.
De plus, je pourrais simplement ne pas y aller et m’épargner le stress, la peine de cœur, la douleur de m’y rendre seule. Parce que tout le monde en ville parie que Sean et moi finirons ensemble. Nous étions le couple phare – un quarterback et la capitaine des cheerleaders, promus roi et reine du bal. Le coup de couteau dans le dos de la part d’Anna Drew était un retournement de situation que personne n’avait vu venir, mais la ville a dévoré la nouvelle comme un bon sachet de popcorn devant un bon gros drame. Ou, dans mon cas, un thriller psychologique.
Non, je n’y vais pas. Voilà, c’était simple. La décision est prise.
Je relâche le souffle que je retenais. J’en fais tout un plat et j’en ai conscience, mais… ne puis-je pas m’apitoyer sur mon sort ce soir ? Bien que ma mère sache à quel point cette perte m’a touchée, elle ne sait pas que je me noie encore dans la douleur. Mes amis du lycée savent que les fiançailles de Sean et Anna m’ont fait sombrer, mais personne ne sait à quelle profondeur.
Cela fait des années. Je devrais être passée au-dessus. Je devrais être épanouie. Et la plupart du temps, je fais tellement bien semblant que j’y crois moi-même. Mais pas ce soir. Non, ce soir m’a prouvé que je ne suis pas prête à les voir, et donc je vais décliner l’invitation. J’ai gardé contact avec les gens du lycée à qui je veux parler. L’un de mes vieux amis, Léo, vient de signer avec les Coyotes et est de retour en ville. On est allé boire un café ensemble l’autre jour. Pourquoi est-ce que je devrais revoir les autres alors que je n’ai pas pris la peine de les contacter ces cinq dernières années ?
Je ne dois pas. J’en ai marre de sacrifier des parts de moi pour me fondre dans la masse, pour m’adapter à la version de moi-même que je devrais être selon les autres. Je suis simplement moi et ça devrait être suffisant.
La sonnerie stridente de mon portable interrompt mes pensées et je me force à me redresser de mon fauteuil pour aller fouiller dans mon sac.
— Évidemment, murmuré-je quand je vois le nom de ma mère sur l’écran. Allô ?
— Harper, tu ne m’as pas appelée.
— Je suis rentrée il y a à peine une demi-heure.
Un coup à la porte retentit et je coince mon téléphone entre mon épaule et ma joue pour chaleureusement réceptionner mon dîner auprès du livreur Uber Eats.
Maman claque sa langue.
— Tu travailles si tard ? Si tu rencontrais un homme bien, tu ne devrais pas…
— J’adore mon travail, la coupé-je.
Travailler pour les Coyotes est un rêve éveillé. Ma passion pour le football remonte à bien avant ma relation avec Sean. Elle vient de l’amour de mon père pour le jeu et même quand j’ai perdu Sean, j’ai continué à adorer le foot.
— Je sais, grommelle-t-elle. Quoi ?
Je souris, comprenant qu’elle répond à une question posée par papa.
— Ton père veut savoir combien de billets tu peux obtenir cette année.
Je ris.
— Je lui ai déjà dit, toujours deux. Et nous avons tout l’été pour discuter de la prochaine saison.
Maman pouffe avec moi.
— Tu sais comment il est.
— Obnubilé.
— Fier, me corrige-t-elle.
Je souris. Quand j’ai accepté le poste chez les Coyotes, il est possible que mon père ait été plus excité que moi.
— Merci, maman. Alors, qu’est-ce qui se passe ?
Je me laisse glisser sur le sol, installe les croquettes de piments, les nachos et le fromage sur la table basse et entame mon repas.
Maman garde le silence un long moment et mon ventre se noue parce que je sais ce qui m’attend.
J’ouvre la bouche, mais elle me devance.
— Ta soirée des anciens est dans deux semaines, déclare-t-elle, feignant l’indifférence.
Je sais pertinemment bien qu’elle sait exactement ce qu’elle fait.
— Je n’y vais pas, lâché-je, arrachant le pansement d’un coup sec.
— Harper June…
— Ne commence pas à citer mon prénom en entier. Je suis une adulte. Si je décide que je ne veux pas revoir les personnes avec qui j’ai fini le lycée, c’est…
Son rire m’interrompt.
— Les personnes ? Ou deux personnes en particulier ?
— Maman, protesté-je. Je ne suis pas prête.
— Harper, tu vis ici maintenant. Tu vas finir par les croiser un jour. Ne serait-ce pas mieux d’en finir une bonne fois pour toutes ? Vous êtes tous des adultes maintenant… Peut-être que tu peux tourner la page.
— Tourner la page, ronchonné-je.
Qu’est-ce qu’elle veut dire, bon sang ?
— Je ne veux pas y aller, déclaré-je fermement.
— J’ai confirmé pour toi, annonce-t-elle, un filet de culpabilité dans la voix.
Mon rythme cardiaque augmente et un frisson me parcourt.
— Maman !
— Harper, il est temps. Tu as ton job de rêve, dans ta ville rêvée, auprès de ta famille. Tu ne pourras pas éviter Sean et Anna…
Je blêmis à la mention tout haut de leur nom, ensemble.
— Pour toujours, poursuit-elle, ignorant mon haut-le-cœur. Au moins, à la soirée, tu as tes autres amis sur qui t’appuyer. Tu ne seras pas prise par surprise. Et tu pourras passer à autre chose. Venir plus souvent à la maison et pas seulement pour les repas du dimanche. Vivre pour de bon ici, à Knoxville et passer du temps avec ta famille et tes amis sans constamment regarder derrière toi.
— À qui tu as dit que j’y allais ?
— Karen Drew.
Je presse les paupières. Évidemment, la mère d’Anna fait partie du comité organisationnel. Elle a toujours été une maman super impliquée – Parente d’Élève, Dirigeante de l’Association des Parents d’Élèves, Responsable des sponsors de l’équipe de foot.
— Elle a demandé si tu venais accompagnée, ajoute maman.
J’ouvre les yeux d’un coup. Je retiens mon souffle, craignant la réponse de ma mère. Qu’y a-t-il de pire ? Y aller en célibataire ou avec un rencard que j’aurais supplié de m’accompagner ?
À qui allais-je le demander, d’abord ?
Jeremiah me vient à l’esprit. Il devrait remonter jusqu’à Atlanta en voiture, prendre congé, mais je sais qu’il le ferait. Parce qu’il espère toujours que quelque chose se développe entre nous, même si nous n’avons pas couché ensemble en plus de cinq mois. Merde, je ne peux pas lui demander à lui et lui envoyer des signaux contradictoires.
Certains gars célibataires des Coyotes me rendraient vachement service, mais tout le monde finirait par croire que… Non, j’ai une limite à ne pas franchir ! Je ne peux pas mêler vie professionnelle et mon désastre de vie personnelle.
— J’ai dit oui, avoue ma mère avec une indignation silencieuse dans la voix.
Cela me fait sourire de savoir qu’elle est de mon côté. Elle essaie peut-être de m’aimer à la dure, mais au fond, elle déteste ce que Sean et Anna m’ont fait.
— Alors, emmène quelqu’un de canon, m’ordonne-t-elle.
Je m’étouffe sur mon vin.
Maman ricane.
— Il est temps, Harper. Tu peux y arriver.
Je continue de tousser et finis mon deuxième verre.
— Je n’en ai pas envie.
— Je sais. Mais parfois, on doit faire des choses que l’on n’a pas envie de faire. Ça s’appelle devenir adulte.
— Ça craint.
Elle rit.
— Je t’aime, Harp. Tiens-moi au courant si tu veux qu’on aille acheter une robe ensemble.
Je lève les yeux au ciel et lui souhaite une bonne nuit. Ensuite, je bois un nouveau verre cul sec, me délectant de l’engourdissement qui s’empare de mon corps. Seulement, ça fait encore plus mal quand je sors l’invitation de mon sac. Ma douleur se transforme en colère quand je repense à la manière dont Sean et Anna m’ont traitée.
Et merde, en dehors de Jeremiah avec qui cela va finir en rencard compliqué, quel homme séduisant pourrais-je inviter à m’accompagner ?
Mon bocal à rencard est tellement vide qu’il est à la limite de la sécheresse.
Je me sers un quatrième verre de vin et sors sur mon balcon, les joues frappées par l’air humide.
Je m’agrippe à la rambarde et regarde les lumières de la ville au loin.
Ensuite, j’ouvre la bouche et je hurle.
— Putain de bordel de meeeeeerde !