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Une équipe de choc Coffret e-books

Série : Une équipe de choc · Format : E-book

Coffret e-books • Achat unique

Six romances de hockey • Une série à dévorer d’une traite

Toute la série Une équipe de choc – six romances sportives complètes – livrée immédiatement pour enchaîner les tomes sans attendre.

✔ 6 romances de hockey complètes

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✔ Livraison immédiate des e-books

✔ À lire sur liseuse, téléphone, tablette ou ordinateur

Cette série est faite pour vous si vous aimez :

  • les romances sportives pleines de cœur
  • les coéquipiers soudés comme une famille
  • les héros protecteurs et sûrs d’eux
  • les héroïnes fortes qui ne s’effacent pas dans la relation
  • lire tard dans la nuit parce que « encore un chapitre » s’est transformé en trois heures

***

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La série
Série Une équipe de choc, 6 tomes au total.
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Extrait exclusif : Tome 1, L’Erreur du champion, Chapitre 1

Chapitre 1 : Devon

Je ne dis pas que l’été à Manhattan est magique ou quoi que ce soit. Ce ne l’est pas. C’est moite et collant, la chaleur y reste coincée et l’air n’est que brassé. C’est trop humide, trop bruyant et foutrement long.
Mais je ne passe généralement pas mes étés à Manhattan. Je fuis la chaleur, tout comme la plupart des locaux. Évidemment, certains de mes potes partent sur la côte de Jersey, mais mes coéquipiers et moi, on prend le large avec classe, en allant dans les Hamptons.
Des clubs sur la plage, des soirées à thème, du champagne et du Negroni, des mannequins et des actrices de second rang, les étés de cette dernière décennie ont été, pour moi, significatifs de soirées endiablées, de gueules de bois le matin et de pure débauche.
Mais ce n’est plus le cas.
Je pose un pied au sol et la chaleur du Tennessee me frappe en plein visage, embuant mes Ray-Ban®. Elle recouvre ma peau, colle à la barbe de trois jours que je me tape, faisant couler des perles de sueur sur ma nuque.
Je parcours l’étendue poussiéreuse du regard. Des montagnes se dressent dans le décor. Je suppose qu’elles pourraient être pittoresques si tout le reste – les vieux camions, les shorts style cargo et les tennis, la putain de chaleur – n’était pas aussi banal.
Ça me fait chier.
Je roule les épaules en grimaçant tandis qu’un reste de douleur fait irruption. Après une dizaine d’années à tout miser sur les New York Sharks, je me suis blessé et j’ai dû me retirer. On m’a transféré. Pas une fois, mais deux fois.
Désormais, je suis un joueur clé pour les Thunderbolts du Tennessee. Les Bolts, c’est une équipe merdique qui essaie de se reconstruire depuis qu’elle a été récemment rachetée par d’anciens joueurs de la NHL : Jeremiah Merrick, Noah Scotch, Torsten Hansen et sa famille. Il y a une lueur d’espoir qu’avec de bons dirigeants, les Bolts deviendront bientôt puissants. Mais c’est quand, bientôt ?
Pour l’instant, l’équipe est au mieux médiocre, les fans préféreraient regarder un match de football pourri que des tirs au but de hockey, et moi, je risque aussi de foutre ma carrière en l’air.
— Bienvenue dans le Tennessee, me saluent une voix chaleureuse et un visage souriant.
Elle est plus jeune que moi, probablement entre dix-huit et vingt ans. Elle porte une salopette, mais pas la nouvelle version sortie dans les derniers défilés de mode, que l’on voit partout en ville et qui recouvre des hauts minuscules ressemblant presque à des soutiens-gorge. Non, cette nana porte une vraie salopette. Comme si elle était toujours coincée dans les années 1990 où les mamans habillaient leurs enfants pour qu’ils aient l’air de vivre à la ferme. Je me demande si elle a un petit cœur idiot cousu sur la fesse.
Je la fusille du regard. Pourquoi est-elle si foutrement chaleureuse ? C’est… troublant. Elle ne me connaît pas. Plissant les paupières, je marmonne :
— Salut.
Elle me tend une main.
— Je m’appelle Lola, je suis la fille d’Axel.
Je plisse le front, essayant de donner du sens à ce qu’elle dit. Mais après un moment, mes bonnes manières, celles que maman m’a inculquées et celles sur lesquelles grand-père insistait, refont surface et je lui prends la main.
— Devon.
— Oh, je sais qui tu es, dit-elle, mais pas à la façon d’une groupie.
En tout cas, pas d’une façon qui indique qu’elle est fan de moi. Hein ?
— Sans blague, lance une voix bourrue derrière moi.
Je me tourne et la pièce tombe. Axel Daire, l’ancien défenseur des Seattle Rams et mon nouveau coéquipier, fonce vers moi. Son air renfrogné est féroce, justifiant son surnom : le Bagarreur.
Je tente de faire un pas pour m’éloigner de sa fille et laisse tomber ma main.
— Qu’est-ce que tu fais ? demande-t-il tandis qu’il nous regarde, Lola et moi, à tour de rôle.
— J’accueille Devon dans le Tennessee. Vous allez devenir coéquipiers, affirme-t-elle, toujours en souriant.
Faisant un signe de tête en direction de son père, elle marmonne :
— Sois gentil.
Puis elle s’éloigne en bondissant pour saluer un autre nouveau venu.
— Elle est qui au juste ? Le comité d’accueil ? l’interrogé-je.
— Non, c’est ma fille. Et tu ferais mieux de la traiter avec le respect qu’elle mérite, gronde-t-il.
Je lève les mains comme pour me rendre. Je ne veux pas dire au Bagarreur que Lola est loin d’être mon genre, alors je garde la bouche fermée.
— Elle ne faisait que se présenter.
Il produit un son en provenance du fond de sa gorge.
— Ne l’approche pas.
— Je suis juste ici pour jouer au hockey, mec, dis-je, de plus en plus agacé par le fait qu’il suppose que je vais me taper sa fille.
Premièrement, c’est une règle d’or que je ne franchirai jamais. Deuxièmement, elle porte une fichue salopette. De plus, je ne compte pas rester dans le Tennessee. J’ai été catégorique avec mon agent sur le fait qu’il doit me faire rentrer dans une vraie équipe, de préférence dans une vraie ville. Sachant que je vais vivre à quarante minutes de Knoxville me déprime à mort.
— Alors, il n’y aura aucun problème.
Il croise les bras et élargit sa posture. Quelque chose derrière moi attire son regard et il soupire. En me retournant, je remarque Lola qui discute avec une fille qui possède également un goût vestimentaire douteux. Les salopettes sont à la mode ici, ou quoi ? Elle jette un regard à son père.
— Désolé pour ton épaule.
Surpris, je reporte mon attention sur Axel, notant l’incertitude dans son regard et la contraction de sa mâchoire. Bon sang, ce mec ne sait pas faire dans la conversation.
— Merci.
Je tends une main et il me la serre bien plus fort que nécessaire. Petit rappel pas très subtil que je ne peux pas baiser Lola.
Compris.
Quand Axel laisse retomber sa main, je balance mon sac sur mon épaule et lui emboîte le pas.
— Quand as-tu été transféré ?
— Pour l’entraînement ?
— Si c’est comme ça que tu veux l’appeler.
Il plisse les yeux et de ses iris brun foncé, il me toise.
— Tu appellerais ça comment ?
— Une cohésion d’équipe forcée.
Coach Scotch a convoqué l’équipe à la Ruche, la patinoire des Bolts, située à quarante minutes de Knoxville dans une petite ville. Une banlieue. Nous sommes ici pour six semaines avant le camp d’entraînement habituel programmé pour apprendre à nous connaître, créer une sorte de lien, nous assurer que nous sommes assez complices pour nous montrer soudés sur la glace. Et oui, on est payés, mais… l’argent ne fait pas tout. Pas quand je peux pratiquement goûter la saveur, sentir l’attraction des Hamptons, le souvenir d’une ancienne vie que je ne veux pas oublier.
Contemplant l’étendue désolée et l’horizon triste de la ville, mes espoirs sont plutôt bas. Je ne vivrai même pas avec une vue de cet horizon triste de la ville. Mon nouveau logement, proche de la patinoire, sera sans doute composé d’un puits et d’un champ de maïs. Je parie que je vais devoir participer à des concours de mangeurs de tartes ou aller pousser des vaches parce que je n’ai aucune idée de ce que font les gens ici pour se divertir.
Axel renifle.
— J’ai emménagé ici en mai, juste après la fin de la saison.
— Pourquoi ?
Dû au dédain évident de mon ton, il serre encore plus la mâchoire. Pourtant, il me répond honnêtement.
— Lola. Elle est en première à l’Université du Tennessee.
La fierté s’entend dans sa voix quand il dit :
— Elle étudie les sciences de l’informatique. Le codage.
Je regarde de nouveau vers Lola qui bondit maintenant partout dans sa salopette. Logique.
— Voilà pourquoi j’ai demandé à être transféré, ajoute Axel.
Je braque la tête d’un coup.
— Tu as demandé à être transféré ? Ici ?
Il ricane en secouant la tête.
— Tu es jeune, Hardt. Il n’y a pas que le hockey dans la vie.
— Comme quoi ?
— Comme la famille.
Son ton est ferme et me rappelle celui de mon grand-père.
Penchant la tête sur le côté, je ne prends pas la peine de répondre. Je ne gagnerai pas le débat. Le Bagarreur n’a probablement jamais été dans les Hamptons en juillet.
— Lola nous a inscrits à l’accueil d’aujourd’hui.
Il ralentit le pas quand nous arrivons à une table. S’emparant d’un tas de feuilles sur lequel était inscrit mon nom, il me le plaque sur le torse.
— Remplis ça pour demain matin et viens au bureau pour 10 heures. Coach veut que tu rencontres la nouvelle kiné.
— Oui, d’accord, marmonné-je en attrapant le dossier.
— Une des voitures là-bas t’emmènera à ton nouveau logement.
Il s’éclaircit la gorge en se balançant, mal à l’aise.
— Si tu as besoin d’aide pour chercher un endroit plus permanent, fais-le-moi savoir. J’ai acheté une maison le mois dernier et je connais un bon agent immobilier.
Je ravale un rire. Jamais de la vie je ne vais chercher quoi que ce soit de permanent. Tout ce que je veux, c’est rééduquer mon épaule, faire une saison de malade et retourner en ville. Mais, prenant conscience que la proposition d’Axel est une tentative sincère de convivialité, je hoche la tête.
— Merci, Daire. J’apprécie ta proposition.
— À demain, Hardt.
Je l’observe s’en aller. Il a au moins huit ans de plus que mes 28 et il est toujours bâti comme un défenseur. Mes yeux glissent sur Lola, une première année à l’université. Merde, Daire était probablement jeune quand il a mis en cloque une groupie. Pauvre crétin, il avait sans doute loupé la plupart des avantages d’être un jeune joueur champion de la NHL dans une grande métropole.
Si je ferme les yeux, je visualise encore les meilleurs moments de ma vie à New York. Je me souviens encore de la dernière fois que j’avais baisé. Des lèvres rouges autour de ma queue avec pile-poil la bonne pression. Elle avait balayé ses cheveux sur son épaule tout en me suçant, ses talons jonchant le sol à côté d’elle. Ça avait été tellement bon et quand elle avait eu fini, j’avais sorti mon téléphone, lui avais appelé un taxi et lancé mon application préférée. En trois minutes, je m’étais débarrassé de la femme qui savait très bien qu’il ne fallait pas essayer de discuter. En fait, elle ne m’avait même pas laissé son numéro. J’avais commandé un smoothie vert, programmé une livraison pour ma lessive et confirmé la réservation d’un dîner dans un nouveau restaurant tendance. Ensuite, j’avais jeté mon téléphone sur le côté, je m’étais effondré sur mon canapé et j’avais regardé un film tandis que la plus belle ville du monde se dressait à travers mes grandes baies vitrées. Ah, c’était une sacrée vie.
Secouant la tête, j’ajuste le sac sur mon épaule et me dirige vers l’une des voitures. Mon bagage n’a sans doute pas encore été livré. Je fais signe au conducteur, glisse sur le siège arrière et lui donne mon nom.
— Compris, balbutie-t-il en s’engageant dans un trafic inexistant.
— Votre logement est situé dans la Colline.
La Colline ? Je fronce les sourcils, mais comme je ne suis pas d’humeur à discuter, je ne réponds pas. À la place, je sors mon portable et appelle mon agent, Callie James. Il faut que je dégage de ce coin perdu. Le plus vite sera le mieux.
* * *
Callie James n’est pas impressionnée par mon attitude. Après m’avoir rappelé que j’étais mal placé pour imposer mes exigences, je raccroche et regarde par la fenêtre. Le bas de la ville défile et doucement, l’espace entre les maisons augmente. De larges prairies et des maisons blanches, vingt fois la taille de n’importe quel appartement de New York, visiblement. Des colonnes, des allées en forme de fer à cheval, des pots fleuris astucieusement disposés aux fenêtres, c’est clair que j’étais loin de la poussière et du tumulte de la ville.
En soupirant, je reviens sur ma position et essaie d’engager la conversation avec le conducteur, mais il m’indique qu’il écoute quelque chose dans ses AirPods.
Merde. Je ne m’attendais pas à un traitement façon tapis rouge, mais au moins, je pensais que les gens s’intéresseraient aux joueurs, à la nouvelle équipe, aux Bolts. Il s’avère que j’avais tort.
Le conducteur me dépose devant une petite maison deux-pièces dans une rue calme qui regorge de maisons comme la mienne. J’ai une allée, une pelouse, un abri, tout ce que je n’ai jamais voulu. Soupirant de plus belle, je pose mon sac sur mon épaule et me dirige vers l’intérieur, agréablement surpris par l’odeur propre de citron et la cuisine rénovée d’un design blanc simple. Sachant que ce pourrait être pire, je balance mon sac sur le canapé d’angle en cuir brun dans le salon et déambule à travers le reste de la maison. Mes sacs sont posés au pied du lit dans la plus grande chambre. Le réfrigérateur est rempli du nécessaire, mais j’allais devoir sortir pour dîner.
Je m’assieds en soupirant sur l’un des tabourets de l’îlot de la cuisine et me résigne à tirer le meilleur parti de cette saison.
Je ne suis pas ici pour du long terme. Je n’ai pas besoin d’un meilleur ami ou de participer à cette connerie de programme de cohésion. Je suis ici pour le hockey. Et peut-être pour me faire quelques campagnardes en cours de route.
Mais c’est tout. Après cette saison, Callie me proposera quelque chose de mieux. Si ce n’est pas à New York, je m’installerai en Californie. Los Angeles ou San Diego. Au moins, je serai plus proche de grand-père, maman et mes sœurs.
Axel n’avait pas tort. La famille, c’est important. Seulement, je ne veux pas en former une ici, dans le Tennessee, avec des salopettes, des abris et des pelouses immaculées qui doivent prendre une après-midi entière à tondre.